Place du fruit dans les petits-déjeuners en Guadeloupe - ACTA Ingesta N°3

Acta IngestaCompte-rendu du Comité de NutritionNuméro 3Place du fruit dans les petits-déjeuners en GuadeloupeÉtude pilote descriptive sur 203 petits-déjeuners : fruit seul ou ancré dans le repas ?Sabine Hilliger (2026)Courriel : sabine@ingesta.netÉditeur de la publication :Le Cercle Hilliger - Comité de Nutritionwww.ingesta.net/publicationsAdresse :Ingesta c/o Centre Médical Fiona17, rue MontplaisirCapesterre-Belle-Eau, Guadeloupe, FranceNom de la publication :Acta IngestaDépôt légal :4e trimestre 2026N° ISSN :3076-2650doi :10.5281/zenodo.23320918RésuméContexteLe fruit au petit-déjeuner est généralement jugé favorable, mais des discours dechrononutrition mettent en garde contre le fruit consommé seul le matin. En Guadeloupe, oùl'excès de poids est fréquent, la composition réelle des petits-déjeuners avec fruits est peudocumentée.ObjectifDécrire la fréquence des petits-déjeuners avec des fruits et comparer trois profils : le fruit avecancrage (source de protéines ou de lipides), le fruit avec féculents ou sucres sans ancrage, etle fruit seul.MéthodeÉtude pilote descriptive, sur données existantes pseudonymisées (MR-004). Journauxalimentaires de 78 personnes suivies en Guadeloupe (256 jours, 2024-2026) ; 203 petits-déjeuners issus de 75 personnes. Teneurs estimées d'après une table approximative de typeCIQUAL/EFSA avec le dispositif Ingesta® version 7. Intervalles de confiance à 95 % parbootstrap par personne.RésultatsLe fruit (niveau 1) figure dans 42 % des petits-déjeuners (IC 95 % : 33–51 %) et dans 51 % auniveau 2. Parmi les 85 petits-déjeuners avec fruit, 67 % sont ancrés, 24 % associent le fruit à desféculents ou des sucres sans ancrage et 9 % sont du fruit seul. Le fructose-équivalent moyenest de 14,2 g avec fruit contre 6,2 g sans, soit 13,0 g pour le fruit ancré et 16,5 à 16,7 g sansancrage. Seuls 19 % des petits-déjeuners atteignent 80 g de fruit entier.ConclusionLe fruit est présent dans environ un petit-déjeuner sur deux. Le fruit seul est rare. Le profil le plusexposé au fructose et aux sucres libres est le fruit associé à des féculents ou à du sucre sansancrage, soit un petit-déjeuner avec fruit sur quatre. Étude exploratoire : aucune conclusionsur la glycémie, la satiété ou l'IMC.Mots-cléspetit-déjeuner ; fruits ; fructose ; ancrage protéique ; chrononutrition ; Guadeloupe ; journauxalimentairesIntroductionLe petit-déjeuner à base de fruits est une pratiquecourante, souvent perçue comme un gage d’unealimentation saine. Les repères du Programme NationalNutrition Santé recommandent de consommer au moinscinq fruits et légumes par jour, une portion correspondantà 80 à 100 g [1]. Ces repères valent pour l'ensemble de lajournée : ils ne disent rien de la manière dont le fruit estassocié aux autres aliments du repas du matin. Pour le jusde fruit, les sources ne concordent pas tout à fait : le HautConseil de la santé publique l'admet à raison d'un verrepar jour au plus [1], alors que le site sante.fr indique qu'il necompte jamais comme une portion [2].Dans la littérature de vulgarisation en chrononutrition, lefruit consommé seul le matin fait l'objet de mises en garderécurrentes. Quatre affirmations reviennent : (1) le rythmede la sensibilité à l'insuline et du cortisol au cours de lajournée ferait du matin un moment propice à un picglycémique après un repas riche en sucres rapides ;(2) un petit-déjeuner sans protéines ni lipides entraînerait un déficit de satiété ; (3) le fructose, surtout lorsque le fruitest transformé (jus, compote, confiture), pourrait avoir deseffets métaboliques moins favorables ; (4) la compositiondu petit-déjeuner influencerait la réponse glycémique durepas suivant, un phénomène appelé « effet du secondrepas ». Ces affirmations sont ici traitées comme deshypothèses : l'étude n'a mesuré ni glycémie, ni insulinémie,ni satiété.En Guadeloupe, le surpoids et l'obésité concernent unelarge part de la population adulte : le numéro 2 d'ActaIngesta rappelle que 52 % des adultes sont en surpoids ouobèses (chiffres INSEE 2019 repris par l'ARS) [3]. L'étudeKannari (Guadeloupe et Martinique, 2013-2014) et lasurveillance nutritionnelle de Santé publique France enoutre-mer documentent le contexte alimentaire local [4]. Ànotre connaissance, la composition réelle des petits-déjeuners contenant des fruits n'y est pas décrite à l'échelledu repas. Les numéros précédents d'Acta Ingesta ont, deleur côté, décrit la vulnérabilité nutritionnelle de personnessuivies localement [3, 5].1
Cette étude pilote propose de décrire, à partir de journauxalimentaires réels, ce que contiennent concrètement lespetits-déjeuners avec fruits, et de distinguer le fruitconsommé seul du fruit « ancré » dans un repas comportantune source de protéines ou de lipides.ObjectifsL'objectif principal est de décrire la fréquence et lacomposition des petits-déjeuners contenant des fruits chezdes personnes suivies en Guadeloupe, puis de comparertrois profils : fruit avec ancrage, fruit avec féculents ou deproduits sucrés sans ancrage, et fruit consommé seul.Les objectifs secondaires sont d’estimer la fréquence despetits-déjeuners avec fruits selon deux niveaux de définition,de décrire les types et les quantités de fruits consommés etla place du sucre ajouté, d’évaluer l'habitude de chaquepersonne, c'est-à-dire la régularité d'un petit-déjeuner àl'autre, et d’estimer les apports en fructose et en sucres libresselon le profil.A tititre exploratoire, les résultats seront aussi confrontés auxquatre affirmations de chrononutrition, sans chercher à lesvalider.MéthodologieType d'étude et cadre réglementaireÉtude pilote descriptive, transversale, fondée sur desdonnées existantes. Elle n'implique pas la personne humaineau sens de l'article R.1121-1 du Code de la santé publique ; lesdonnées sont pseudonymisées et exploitées conformémentà la méthodologie de référence MR-004. Aucun avis decomité de protection des personnes n'est requis.Source des donnéesLes données proviennent des journaux alimentaires de 78personnes suivies en consultation en Guadeloupe, dont 75adultes avec biométrie valide (âge de 18 à 76 ans, moyenne51 ans). Les journaux couvrent la période de mars 2025 àseptembre 2026, et recensent 923 aliments. Ils ont étérecueillis sous forme de texte, de messages vocaux transcritset de photographies nutritionnelles préalablementenregistrées lors de l’utilisation standard du dispositifnumérique Ingesta®, puis nettoyés et normalisés (nomsd'aliments, unités, quantités). Les quantités manquantes sontsignalées et non imputées.Définition du petit-déjeunerEst retenue comme petit-déjeuner l'entrée « Petit déjeuner »du journal ; à défaut, l'ensemble des prises avant 10 h. Lesjournées sans aucune prise avant 10 h ou déclarées sautéesne comptent pas comme petit-déjeuner. On obtient 203petits-déjeuners, issus de 75 personnes.Définition du fruitDeux niveaux sont distingués. Le niveau 1 regroupe le fruitentier ou coupé, le jus, la compote, le smoothie et l'avocat.Le niveau 2 ajoute les produits contenant du fruit(confiture, yaourt aux fruits, eau citronnée, pâtisserie auxfruits). Les fruits secs, dont le statut est ambigu, sont exclusdu niveau 2 ; la banane plantain n'est pas comptée.L’avocat, à la fois fruit et source de lipides, est comptédans les deux catégories : trois petits-déjeuners (deuxpersonnes) en dépendent, dont deux où il est l’unique fruitet l’unique source d’ancrage.Ancrage et profilsUn petit-déjeuner est dit « ancré » lorsqu'il contient aumoins une source de protéines ou de lipides : œuf,fromage, jambon, volaille, poisson, yaourt nature, lait,beurre, margarine, huile, oléagineux ou avocat. Les yaourtssucrés, les boissons chocolatées et les laits végétaux necomptent pas. Trois profils en découlent : fruit avecancrage ; fruit avec féculents ou sucres, sans ancrage ;fruit seul, sans autre aliment énergétique ni sucre ajouté.QuantificationLes apports en énergie, protéines, lipides, sucres etfructose ont été estimés à partir d'une table simplifiée decomposition des aliments, élaborée sur le modèle deCIQUAL [6]. Les valeurs relatives à la pomme, la banane, àl'orange, à l'ananas, à la poire, au raisin, au sucre et aumiel ont été comparées à celles de la base USDA [7]. Lefructose-équivalent correspond à la somme du fructoselibre augmenté de la fraction de fructose issue dusaccharose, calculée comme la moitié de la quantité desaccharose. Environ 62 % du fructose estimé provienttoutefois de valeurs qui n’ont pas fait l’objet de cettevérification croisée. Les quantités exprimées en grammes doivent dons être interprétées comme des ordres degrandeur et non comme des mesures exactes.Analyse statistiqueLe petit-déjeuner constitue l’unité d’observation . Unemême personne pouvant avoir déclaré plusieurs petits-déjeuners, les observations ne sont pas totalementindépendantes. Les intervalles de confiance à 95 % ontdonc été estimés par bootstrap au niveau des personnes,à partir de 5 000 rééchantillonnages. L'effet de plan estimé à 1,8, conduit à des intervalles corrigésapproximativement 1,34 fois plus larges que les intervallesnaïfs. La similarité des petits-déjeuners déclarés par une même personne est explorée par un test de permutation.Les profils font l’objet d’une analyse descriptive, sans testsstatistiques comparatifs. L'IMC n'est pas un critère decomparaison, 73 % des adultes de l'échantillon présentantun IMC égal ou supérieur à 30 kg/m², ce qui limite lecontraste entre les catégories.RésultatsDescription de l'échantillonL’L’échantillon compte 78 personnes. Parmi les 75 adultesavec biométrie valide (3 mineurs exclus), l’IMC moyen estde 34,1 kg/m² (écart type 7,3) ; 73 % ont un IMC d’au moins30 et 8 seulement sont en dessous de 25 kg/m². L’analyseporte sur 203 petits-déjeuners issus de 75 personnes.ancrés, 11 contiennent de la banane, de l'ananas, de lamangue ou de la papaye (contre 20 des 57 ancrés) et 9reposent sur un jus ou une compote sans fruit entier.42 %des petits-déjeunerscontiennent du fruit(niveau 1)67 %des petits-déjeunersavec fruit sontancrés (protéines oulipides)9 %seulement sont dufruit seul (8 sur 85)2Place du fruit dans les petits-déjeuners en Guadeloupe
DiscussionCette étude pilote montre que le fruit est présent dansenviron un petit-déjeuner sur deux dans ce groupe suivi enGuadeloupe, mais en quantité modeste : la plupart despetits-déjeuners n'atteignent pas 80 g de fruit entier. Le fruitn'y est pas systématiquement consommé seul : deux petits-déjeuners avec fruit sur trois comportent une source deprotéines ou de lipides, une proportion identique à celle despetits-déjeuners sans fruit.Le fruit seul est rare (8 petits-déjeuners, dont trois d'une seulepersonne). Le motif le plus préoccupant est le fruitaccompagné de féculents ou de sucres sans ancrage (24 %des petits-déjeuners avec fruit), qui cumule le plus de sucreslibres. Un petit-déjeuner avec fruit sur trois est dépourvud'ancrage ; parmi ceux-là, 9 sur 28 reposent sur un jus ouune compote et 11 sur 28 contiennent de la banane, del'ananas, de la mangue ou de la papaye. Le profil « fruit seul »des discours de chrononutrition décrit donc une petiteminorité des cas observés.Confrontation aux affirmations de chrononutritionLe tableau A2 en annexe présente la confrontation détailléedes résultats avec la chrononutrition :(1) L’hypothèse d’un effet conjoint du cortisol et du petit-déjeuner sur le pic glycémique ne peut pas être testée,puisque l’étude ne comporte aucune mesure de la glycémieou de l’insulinémie.(2) Environ un tiers des petits-déjeuners avec fruit necomportent pas de source identifiable de protéines ou delipides, mais cette situation est aussi fréquente sans fruitdans les petits-déjeuners sans fruit. La satiété n’ayant pasété mesurée, aucune conclusion ne peut être tirée sur leureffet rassasiant. (3) Les apports en sucres libres sont plus élevés lorsque lefruit est associé à du jus, de la confiture ou du sucre ajouté,mais ils sont nuls lorsqu’un fruit entier est consommé seul. L’effet du second repas est hors du champ de cette étude.(4) La présence d’un fruit au petit-déjeuner apparaît commeune habitude individuelle relativement stable (71 % deconcordance contre 51 % attendus). Les conseils plutôt quesur un repas isolé. ConclusionDans ce groupe de personnes suivies en Guadeloupe, unpetit-déjeuner sur deux contient du fruit sous une forme ouune autre. Le fruit est présent dans 42 % à 51 % des petits-déjeuners selon la définition retenue, le plus souventaccompagné d'une source de protéines ou de lipides (67 %).Le fruit seul est rare (9 % des petits-déjeuners avec fruit). Leprofil le plus exposé à un apport élevé en fructose et ensucres libres est le fruit associé à des féculents ou à du sucresans ancrage, soit un petit-déjeuner avec fruit sur quatre. Lerisque ne tient donc pas à la présence du fruit, mais à lacomposition du petit-déjeuner. Un petit-déjeuner avec fruitsur trois ne comporte ni protéines ni lipides, et c’est surtout lefruit associé à des féculents, au sucre, à la confiture ou au jus qui apporte le plus de fructose et de sucres libres. Ces petits-déjeuners pourraient favoriser une glycémieélevée en début de journée et une moindre satiété. Ceseffets, non mesurés ici, restent des hypothèses. Lesrésultats sont descriptifs : ils ne permettent de conclure nisur la glycémie, ni sur la satiété, ni sur le poids. LimitesCette étude repose sur un échantillon clinique, de petitetaille comprenant 203 petits-déjeuners rapportés par 75personnes qui ne peut être considéré comme représentatif de la population guadeloupéenne car 73 %des adultes avaient un IMC égal ou supérieur à 30 kg/m².De plus, certaines personnes ont renseigné plusieurspetits-déjeuners.Les teneurs nutritionnelles ont été estimées à partir detables de composition et comportent une marged’incertitude, 62 % de la quantité estimée de fructoserepose sur des valeurs qui n’ont pas fait l’objet d’unevérification croisée.La définition retenue pour l’ancrage est volontairementlarge : une faible quantité de beurre ou de lait suffit. Lesrésultats peuvent donc varier selon les critères adoptés.Les données proviennent de journaux alimentairesdéclaratifs (texte, voix, photos). Elles peuvent être biaisées.En outre, le profil « fruit seul » ne concerne que 8 petits-déjeuners, un effectif insuffisant pour en tirer desconclusions solides. Enfin, aucune mesure de la glycémie, d'insuline ou de lasatiété n’a été réalisée, donc il n’y a pas d’évaluation deseffets métaboliques des différents profils de petits-déjeuners. Aucune analyse de l'IMC n’a été réalisée, fautede contraste (8 adultes sous 25 kg/m²). Une analyseexploratoire n'a pas montré d'association entre fruithabituel et IMC (p = 0,21).Recherches futuresLes recherches futures pourraient étendre l’analyse aurepas suivant, qu’il s’agisse d’une collation ou du déjeuner,puis à l’ensemble de la journée, en incluant une autrecollation et le dîner. Elles permettraient ainsi d’évaluer laconsommation de fruits et légumes, l’apport journalier enfructose et la répartition des protéines.Elles pourraient également intégrer une mesure de lasatiété et, si possible, des glycémies capillaires. Enfin,l’étude pourrait être reproduite auprès d’un échantillonplus large et présentant des profils plus diversifiés.RemerciementsLe Comité de Nutrition remercie les personnes suivies quiont accepté de tenir un journal alimentaire, Ingesta SELASDiététicien pour l’autorisation d’utlisation du dispositifIngesta® version 7. Un grand merci au Centre Médical Fiona pour la mise àdisposition d'un espace de consultation, aux Dr. Randon etDr Carlier pour leur soutien.Déclaration d'auteursSabine Hilliger, diététicienne nutritionniste, et le Comité deNutrition du Cercle Hilliger.FinancementAucun financement spécifique n'a été reçu pour cetteétude.Conflits d'intérêtsAucun conflit d'intérêts déclaré.3Place du fruit dans les petits-déjeuners en Guadeloupe
Références[1] Haut Conseil de la santé publique. Révision des repères alimentairespour les adultes, Programme national nutrition santé 2017-2021. HCSP,2017. https://afpa.org/content/uploads/2017/10/HCSP-Reperes-alimentaires-adultes-PNNS-2017-2021.pdf[2] sante.fr. Fruits et légumes : portions et jus de fruits.https://www.sante.fr/node/800561[3] Hilliger S. Qualité nutritionnelle de l'aide alimentaire en Guadeloupe.Étude longitudinale sur 6 paniers mensuels distribués aux bénéficiaires.Acta Ingesta, Numéro 2, 2026. doi : 10.5281/zenodo.22650765[4] Santé publique France. Surveillance nutritionnelle en outre-mer (dontl'étude Kannari, Guadeloupe et Martinique, 2013-2014).https://www.santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/surveillance-nutritionnelle-en-outre-mer[5] Hilliger S. et al. Sous-nutrition chez les femmes en situation d'obésité.Acta Ingesta, Numéro 1, 2024.[6] ANSES. Table de composition nutritionnelle des aliments CIQUAL.https://ciqual.anses.fr[7] U.S. Department of Agriculture. FoodData Central.https://fdc.nal.usda.govAnnexesTableau A1 : Définitions utilisées dans l'étudeTermeDéfinitionExemplesPetit-déjeunerEntrée « Petit déjeuner » du journal ; à défaut, toute prise avant 10 h203 petits-déjeuners, 75 personnesFruit niveau 1Fruit entier ou coupé, jus, compote, smoothie, avocat (compté aussicomme ancrage)Orange, banane, jus d'ananas, compote de pommeFruit niveau 2Niveau 1 + produits contenant du fruit (fruits secs exclus)Confiture, yaourt aux fruits, eau citronnée, pâtisserieAncrageAu moins une source de protéines ou de lipidesŒuf, fromage, jambon, poisson, yaourt nature, lait,beurre, huile, oléagineux, avocatNon comptés commeancrageProduits sucrés ou végétaux sans protéines ni lipides significatifsYaourt sucré, boisson chocolatée, lait végétalFructose-équivalentFructose libre + 0,5 × saccharoseEstimation par aliment à partir d'une table approximativeSucres libresSucres ajoutés, miel, sucres des jus et compotesSucre, miel, confiture, jusTableau A2 : Confrontation des quatre affirmations de chrononutrition aux données de l'étudeAffirmationCe que l'étude peut direVerdict1. Cortisol, sensibilité à l'insuline et picglycémique après un repas riche ensucres le matinAucune glycémie ni insulinémie n'est mesurée.Non testable2. Petit-déjeuner sans protéines nilipides et déficit de satiétéLe profil sans ancrage existe pour environ 1 petit-déjeuner avec fruit sur 3,sans être plus fréquent qu'en l'absence de fruit (67 % contre 66 %d'ancrage). La satiété n'est pas mesurée.Motif présent, effet non mesuré3. Fruit transformé, fructose et sucreslibresSucres libres élevés seulement lorsque le fruit s'accompagne de sucre, deconfiture ou de jus (24,1 g) ; nuls pour le fruit seul. Fructose plus élevé sansancrage (16,5 à 16,7 g contre 13,0 g).Partiellement soutenue(composition)4. Effet du second repasLes repas suivants ne sont pas analysés.Hors champ4Place du fruit dans les petits-déjeuners en Guadeloupe
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