Sous-nutrition chez les femmes en situation d’obésité - ACTA Ingesta N°1
Numéro
1
Acta
Ingesta
Compte-rendu
du
Comité
de
Nutrition
Les
recherches
ont
largement
établi
le
rôle
des
apports
alimentaires
comme
un
facteur
significatif
influençant
le
risque
d'obésité.
Selon
les
études,
la
nutrition
contribue
à
un
tiers
des
cas
de
cette
affection,
ainsi
que
du
diabète
de
type
2
et
de
certains
types
de
cancers.
[1]
[2]
Aux
États-Unis,
les
femmes
afro-américaines
affichent
des
taux
d'obésité
et
de
surpoids
parmi
les
plus
élevés
de
toutes
les
populations,
avec
environ
4
femmes
afro-
américaines
sur
5
concernées
par
ces
conditions.
[3]
En
Guadeloupe,
une
région
ultrapériphérique
de
l'Union
européenne
dans
les
Antilles
françaises
et
un
département
français
d'outre-mer,
environ
un
adulte
sur
deux
est
en
situation
de
surpoids
et
un
tiers
de
la
population
souffre
d’obésité.
Ces
chiffres
soulignent
l'urgence
d'examiner
de
manière
approfondie
les
habitudes
alimentaires
et
les
apports
nutritionnels
dans
cette
région.
Les
statistiques
sanitaires
sont
particulièrement
préoccupantes,
avec
10
%
de
la
population
diagnostiquée
diabétique
et
environ
40
%
souffrant
d’
hypertension,
ce
qui
excerbe
les
préoccupations
en
matière
de
santé
publique.
[4]
Par
ailleurs,
la
région
connaît
également
une
transition
nutritionnelle
qui
modifie
considérablement
les
habitudes
alimentaires,
affectant
les
résultats
de
santé
de
la
population.
[5]
En
particulier,
les
femmes
en
Guadeloupe
présentent
un
indice
de
masse
corporelle
(IMC)
presque
deux
fois
supérieur
à
celui
des
femmes
dans
l'Hexagone.
[6]
De
plus,
50
%
des
femmes
de
la
région
montrent
des
signes
d'obésité
abdominale,
ce
qui
aggrave
les
risques
pour
leur
santé.
[7]
Enfin,
des
études
récentes
ont
également
mis
en
évidence
des
signes
de
sous-nutrition
chez
les
personnes
âgées,
renfor
les
inquiétudes
concernant
la
malnutrition
dans
la
région.
[8]
Mots-clés
Adaptation
métabolique,
AGPI,
AGMI,
apports
alimentaires,
carences
nutritionnelles,
EFSA,
fibres,
Guadeloupe,
iode,
macronutriments,
micronutriments,
obésité,
recommandations
alimentaires,
saccharose,
sous-nutrition,
surpoids,
vitamine
D,
vitamine
E.
Cette
étude
souligne
le
lien
entre
l'obésité
chez
les
femmes
en
Guadeloupe
et
des
carences
notables
en
nutriments
essentiels,
tels
que
les
AGPI,
les
AGMI,
les
fibres
et
l’iode.
Elle
révèle
également
un
apport
excessif
en
glucides
simples,
et
ce
malgré
un
apport
énergétique
total
inférieur
aux
recommandations
de
l’EFSA,
mettant
en
lumière
la
coexistence
de
l'obésité
et
de
la
sous-nutrition.
Résumé
Contexte
L'obésité
est
une
préoccupation
croissante
de
santé
publique
à
l'échelle
mondiale,
et
l'apport
alimentaire
joue
un
rôle
crucial
dans
sa
gestion.
Objectif
Cette
étude
vise
à
évaluer
l'apport
en
nutriments
des
femmes
en
situation
de
surpoids
ou
d’obésité
en
Guadeloupe
(FR,
RUP-UE)
et
à
identifier
les
écarts
par
rapport
aux
recommandations
nutritionnelles
de
l'Autorité
Européenne
de
Sécurité
des
Aliments
(EFSA).
Conception
L'étude,
menée
de
février
à
septembre
2024,
adopte
un
design
transversal.
Cadre
de
l’étude
L'étude
a
eu
lieu
au
Centre
Médical
Fiona,
une
clinique
médicale
générale
axée
sur
les
soins
ambulatoires
à
Capesterre-Belle-Eau,
Guadeloupe,
Antilles
françaises.
Participants
L'étude
a
impliqué
40
femmes
en
situation
de
surpoids
ou
d’obésité,
âgées
de
19
à
72
ans,
recrutées
par
références
médicales.
Interventions
Leurs
apports
nutritionnels
ont
été
évalués
via
un
enregistrement
alimentaire
sur
trois
jours,
où
la
consommation
alimentaire,
y
compris
les
tailles
de
portions,
a
été
documentée
et
vérifiée
par
une
diététicienne
certifiée.
Mesure
principale
des
résultats
La
comparaison
des
apports
nutritionnels
des
participantes
aux
recommandations
de
l'EFSA
s’est
concentrée
sur
l'énergie
totale,
les
macronutriments
et
les
micronutriments.
Analyse
Un
test
T
pour
un
échantillon
a
été
utilisé
pour
vérifier
si
les
apports
nutritionnels
déviaient
significativement
des
normes
de
l'EFSA.
Les
résultats
ont
été
évalués
avec
un
seuil
de
signification
alpha
de
0,05,
garantissant
une
puissance
suffisante
(0,80)
pour
détecter
des
différences.
Résultats
L'étude
a
mis
en
évidence
des
déficits
en
énérgie
totale,
sous
le
niveau
des
besoins
métaboliques
de
base,
et
des
carences
en
certains
macronutriments
(comme
les
acides
gras
polyinsaturés
et
monoinsaturés,
les
fibres)
et
micronutriments
(iode,
potassium,
vitamines
D
et
E).
Par
contre,
une
consommation
excessive
de
glucides
simples
a
été
observée.
Conclusion
et
implications
Le
déséquilibre
nutritionnel,
combiné
à
des
apports
énergétiques
insuffisants
par
rapport
iaux
besoins
métaboliques
de
base
souligne
la
coexistence
de
l'obésité
et
de
la
sous-
nutrition,
remettant
en
question
la
notion
traditionnelle
de
l'obésité
comme
simple
résultat
d'une
consommation
calorique
excessive.
Les
résultats
mettent
en
avant
un
schéma
de
carences
et
d’excès
nutritionnels,
impliquant
de
mauvaises
habitudes
alimentaires,
telles
que
le
saut
de
repas,
une
préférence
pour
les
boissons
et
les
produits
sucrés,
une
consommation
fréquente
de
fruits
tropicaux
et
d'aliments
riches
en
amidon,
et
une
consommation
limitée
d'aliments
riches
en
acides
gras
insaturés.
Cela
souligne
la
nécessité
d'interventions
diététiques
ciblées.
Abréviations
AR
:
Apports
recommandés
par
l’EFSA
AS
:
Apports
spontanés
AGMI
:
Acides
Gras
Monoinsaturés
AGPI
:
Acides
Gras
Polyinsaturés
BM
:
Besoin
Moyen
CIQUAL
:
Base
de
Données
Française
sur
la
Composition
Nutritionnelle
des
Aliments
DER
:
Dépense
énergétique
au
repos
DMN
:
Dispositif
Médical
Numérique
EFSA
:
Autorité
Européenne
de
Sécurité
des
Aliments
ETP
:
Éducation
Thérapeutique
des
Patients
FNDDS
:
Base
de
Données
sur
la
Composition
Nutritionnelle
des
Aliments
aux
États-Unis
FAO
:
Organisation
des
Nations
Unies
pour
l'Alimentation
et
l'Agriculture
INCAP
:
Institute
of
Nutrition
of
Central
America
and
Panama
IMC
:
Indice
de
Masse
Corporelle
NAP
:
Niveau
d'Activité
Physique
RUP
:
Région
Ultrapériphérique
SR
Legacy
:
Base
de
Données
sur
la
Composition
Nutritionnelle
des
Aliments
1
Introduction
Sous-nutrition
chez
les
femmes
en
situation
d’obésité
Photo
:
générée
par
IA
(Creative
Commons)
S.
Hilliger
et
al.
(2024)
Courriel
:
sabine@ingesta.net
Editeur
de
la
publication
:
Le
Cercle
Hilliger
-
Comité
de
Nutrition
Adresse
:
Ingesta
c/o
Centre
Médical
Fiona
17,
rue
Montplaisir,
97130
Capesterre-Belle-Eau,
France
Nom
de
la
publication
:
Acta
Ingesta
Dépôt
Legal
:
1er
trimestre
2025
N°
ISSN
:
3076-2650
doi
:
10.5281/zenodo.13984695
Méthode
2
Sous-nutrition
chez
les
femmes
en
situation
d’obésité
Étude
de
cohorte
rétrospective
L’étude
a
été
réalisée
exclusivement
sur
données
existantes
n’impliquant
pas
la
personne
humaine
(RNIPH)
au
sens
de
l’article
R.1121
‑
1,
II,
3°
du
Code
de
la
santé
publique.
Aucune
sollicitation,
interaction
ou
collecte
additionnelle
n’a
été
effectuée
auprès
des
personnes
concernées
pour
les
besoins
de
la
recherche
;
l’analyse
repose
uniquement
sur
des
données
et
photographies
nutritionnelles
pseudonymisées
préalablement
enregistrées
lors
de
l’utilisation
standard
du
dispositif
numérique
Ingesta®.
En
conséquence,
le
protocole
est
exclu
du
champ
des
RIPH
et
ne
nécessite
pas
la
saisine
d’un
CPP
(les
avis
CPP
ne
s’appliquant
qu’aux
RIPH)
;
le
traitement
est
encadré
par
la
méthodologie
de
référence
MR
‑
004.
Population
source
L'étude
porte
sur
l'analyse
rétrospective
d'une
cohorte
d'usagères
du
Centre
Médical
Fiona.
L'extraction
des
données
a
ciblé
une
population
ayant
bénéficié
d'un
suivi
nutritionnel
via
le
dispositif,
permettant
d'accéder
à
des
données
historiques
consolidées.
La
stratégie
de
sélection
reposait
sur
un
échantillonnage
ciblé
des
dossiers
complets
correspondant
aux
critères
d'inclusion
de
poids
moyen
de
98,25
kg
(±
13,73).
L'indice
de
masse
corporel
(IMC)
été
calculé
selon
la
formule
standard
en
divisant
le
poids
corporel
(en
kilogrammes)
par
le
carré
de
la
taille
(en
mètres),
soit
la
formule
suivante
:
IMC
=
poids
(kg)
/
taille²
(m²).
Les
participantes
ont
été
classées
en
deux
catégories
en
fonction
de
leur
IMC
:
surpoids
(n
=
7)
et
obésité
(n
=
33)
conformément
aux
seuils
établis
:
surpoids
:
IMC
compris
entre
25
et
29,9
kg/m²
;
obésité
:
IMC
égal
ou
supérieur
à
30
kg/m².
L’IMC
moyen
des
participantes
était
de
36,52
kg/m²
(±
5,23)
correspondant
à
une
obésité
de
type
2
(sévère).
Réutilisation
de
Données"
(Data
Reuse)
Les
recherches
sur
données
existantes
et
préalablement
collectées
incluait
le
journal
alimentaire
avec
des
informations
sur
l'âge,
la
taille,
le
poids
corporel
et
l'indice
de
masse
corporelle
(IMC),
et
les
apports
alimentaires
des
participantes
évalués
à
l'aide
d'un
carnet
alimentaire
détaillé
sur
trois
jours.
lors
de
l'utilisation
courante
du
dispositif
les
participantes
prenaient
des
photos
de
chaque
aliment,
y
ou
boisson
consommé(e),
qu’elles
envoyaient
immédiatement
via
l’application
de
messagerie
instantanée
WhatsApp,
accompagnées,
si
nécessaire,
de
descriptions
détaillées
sous
forme
de
messages
vocaux
ou
écrits.
Ces
descriptions
précisaient
notamment
le
type
et
la
marque
des
aliments,
ainsi
que
les
méthodes
de
cuisson
et
de
préparation.
Afin
d’améliorer
la
précision
des
mesures,
les
participantes
étaient
invitées
à
utiliser
des
unités
ménagères
standard
(tasses,
assiettes,
cuillères
à
soupe,
cuillères
à
café)
pour
quantifier
et
enregistrer
précisément
chaque
aliment
et
boisson
consommé(e).
Cette
approche
a
permis
une
documentation
exhaustive
des
apports
alimentaires
sur
trois
jours.
Pour
garantir
la
fiabilité
des
données,
une
diététicienne
diplômée
a
analysé
l’ensemble
des
informations
collectées
:
descriptions
alimentaires,
modes
de
préparation,
marques,
horaires
de
consommation
et
quantités.
Enfin,
la
composition
en
macronutriments
et
micronutriments,
ainsi
que
les
apports
énergétiques
totaux,
ont
été
évalués
à
l'aide
d'Ingesta®,
un
DMN
intégrant
plusieurs
bases
de
données
sur
la
composition
nutritionnelle
(Ciqual,
EuroFir,
FNDDS,
SR
Legacy,
USDA-
GBFP,
INCAP,
FAO-Latin
Foods,
et
d’autres),
permettant
ainsi
de
prendre
en
compte
les
spécificités
des
plats
et
aliments
des
Antilles
françaises.
Besoins
Moyens
(BM)
Les
Besoins
Moyens
(BM)
ont
été
calculés
selon
les
recommandations
de
l'EFSA
pour
la
population
de
femmes
adultes
âgées
de
50
à
59
ans.
Ce
choix
vise
à
obtenir
une
estimation
plus
représentative
des
tendances
centrales.
Les
participantes
présentaient
une
large
dispersion
des
âges,
variaient
de
19
à
72
ans.
Afin
de
limiter
l’influence
des
valeurs
extrêmes,
l’
âge
médian
de
54
ans
(±
13,73)
a
été
retenu
pour
le
calcul
des
BM.
Contrairement
à
la
moyenne,
la
médiane
est
moins
affectée
par
les
écarts
importants
par
les
participantes
les
plus
jeunes
(19
ans)
ou
les
plus
âgées
(72
ans),
offrant
ainsi
une
mesure
plus
représentative
de
l’âge
typique
de
ce
groupe.
Niveau
d’activité
physique
Pour
cette
population,
nous
avons
retenu
le
Niveau
d’activité
physique
(NAP)
le
plus
bas
défini
par
l’EFSA,
soit
1,4,
correspondant
à
un
mode
de
vie
peu
actif
ou
sédentaire.
Ce
niveau
reflète
une
routine
quotidienne
majoritairement
composée
d’activités
impliquant
peu
de
mouvements
physiques,
telles
que
s'asseoir,
s'allonger
pendant
de
longues
périodes
ou
effectuer
des
tâches
légères,
comme
travailler
en
position
assise,
regarder
la
télévision
ou
utiliser
des
écrans
pendant
plusieurs
heures,
marcher
très
peu
ou
rester
debout
de
manière
minimale
tout
au
long
de
la
journée.
L’activité
physique
ou
les
mouvements
vigoureux
sont
quasi
inexistants
dans
ce
mode
de
vie.
Evaluation
des
apports
alimentaires
Lorsque
les
données
étaient
insuffisantes
pour
établir
les
Besoins
Moyens
(BM),
un
Apport
Adéquat
(AA)
a
été
utilisé.
Ce
dernier
représente
un
niveau
moyen
de
nutriments
basé
sur
les
observations
ou
les
expériences
de
l'EFSA,
conçu
pour
répondre
aux
besoins
nutritionnels
de
la
population.
L'étude
a
évalué
les
apports
alimentaires
des
participantes
en
réalisant
une
analyse
statistique,
comparant
leur
consommation
moyenne
de
nutriments
aux
niveaux
recommandés.
Deux
hypothèses
ont
été
testées
:
l'hypothèse
nulle
(H
₀
),
qui
suggère
que
l’apport
en
nutriments
des
participantes
ne
diffère
pas
significativement
des
recommandations,
et
l'hypothèse
alternative
(H
₁
)
qui
avance
qu'il
existe
une
différence
significative
entre
les
apports
des
participantes
et
les
recommandations
établies.
Pour
évaluer
si
l'apport
moyen
en
nutriments
des
participantes
différait
de
celui
attendu
selon
les
recommandations
de
l’EFSA,
l’étude
a
utilisé
des
méthodes
statistiques
inférentielles,
notamment
un
test
T
pour
un
échantillon.
[9]
Ce
test
permet
de
déterminer
si
la
moyenne
d'un
seul
échantillon
(les
apports
spontanés
des
participantes
sur
trois
jours)
diffère
significativement
de
la
moyenne
de
la
population
définie
par
les
recommandations
diététiques
de
l’AFSA.
Un
élément
clé
de
cette
analyse
était
la
valeur-p,
qui
indiquait
si
les
différences
observées
étaient
statistiquement
significatives.
Un
niveau
de
signification
α
(valeur
alpha)
de
0,05
(
α
=
0,05)
a
été
retenu,
ce
qui
signifie
que
si
la
probabilité
d’observer
ces
données
sous
l’hypothèse
nulle
est
inférieure
à
5%,
cette
hypothèse
serait
rejetée.
Cela
validerait
l’existence
d’une
différence
significative,
pouvant
indiquer
une
carence
ou
un
excès
d’un
nutriment
dans
l’alimentation
des
participantes.
Cette
approche
statistique
était
essentielle
pour
identifier
d’éventuels
déséquilibres
nutritionnels
au
sein
de
la
population
étudiée.
Résultats
3
L'analyse
de
puissance
a
révélé
qu'un
échantillon
de
40
participantes
était
suffisant
pour
détecter
des
différences
significatives
dans
l'apport
en
nutriments,
en
utilisant
une
puissance
statistique
de
0,80
et
un
niveau
alpha
de
0,05.
[11]
Ce
niveau
de
puissance
élevé
suggère
que
l'étude
disposait
d’un
effectif
adéquat
pour
identifier
d’éventuelles
différences
nutritionnelles,
renforçant
ainsi
la
fiabilité
des
résultats.
Si
les
différences
observées
avaient
été
dues
au
hasard
ou
si
les
résultats
n’avaient
pas
été
significatifs,
la
plupart
des
valeurs-p
auraient
été
élevées.
Si
les
apports
alimentaires
des
participantes
avaient
été
conformes
aux
recommandations
de
l’EFSA,
le
test
T
aurait
montré
l’absence
de
variations
significatives
à
analyser.
Toutefois,
dans
cette
étude,
les
valeurs
t
associées
à
des
valeurs-p
inférieures
à
0,001
indiquent
des
résultats
statistiquement
fiables
et
significatifs.
Pour
une
présentation
détaillée
des
résultats,
voir
le
Tableau
1.
:
Analyse
du
carnet
alimentaire
de
3
jours
des
participantes.
Il
présente
l’analyse
détaillée
du
carnet
alimentaire
sur
trois
jours
des
40
participantes,
incluant
les
éléments
suivants
:
l'apport
moyen
en
nutriments
des
participantes,
l’écart
type
moyen
(±SD),
le
pourcentage
d’écart
par
rapport
aux
recommandations
(inférieur
ou
supérieur),
les
apports
recommandés
par
l'EFSA,
la
différence
entre
l'apport
moyen
des
participantes
et
les
recommandations,
la
valeur
t
pour
tester
la
significacité
des
écarts,
la
valeur
P
inférieure
ou
égale
à
0,005
(≤
0,05)
pour
rejeter
l'hypothèse
d’une
absence
de
différence
statistique.
L'analyse
alimentaire
basée
sur
un
carnet
de
trois
jours
a
mis
en
évidence
plusieurs
carences
et
excès
en
nutriments
par
rapport
aux
recommandations
de
l'EFSA.
Énergie
et
macronutriments
Lanalyse
des
apports
nutritionnels
a
révélé
une
sous-consommation
énergétique
globale,
avec
un
apport
énergétique
total
(AET)
moyen
parfois
inférieur
de
28,18%
par
rapport
aux
recommandations.
L’apport
moyen
était
de
5
386,81
kJ/j
(1286
kcal/j)
avec
des
valeurs
statistiques
indiquant
une
différence
hautement
significative
(valeur
t
:
-9,24,
valeur-p
:
0
pour
les
kJ
et
valeur
t
:
-9,21,
valeur-p
:
0
pour
les
kcal).
Concernant
les
acides
gras
polyinsaturés
(AGPI),
on
contate
un
déficit
de
51,57%
par
rapport
aux
recommandations,
avec
une
moyenne
de
6,69
g/j
(valeur
t
:
-17,79,
valeur-p
:
0).
Les
acides
gras
monoinsaturés
(AGMI)
présentent
aussi
un
déficit
de
46,09%
avec
une
moyenne
de
15,96
g/j
(valeur
t
:
-13,93,
valeur-p
:
0).
Quant
aux
fibres
alimentaires,
l’apport
est
inférieur
de
40,20%
aux
recommandations,
avec
une
moyenne
de
14,95
g/j,
bien
en
dessous
des
25g/j
recommandés
par
l’EFSA
(valeur
t
:
-10,81,
valeur-p
:
0).
Bien
que
l’apport
en
glucides
complexes
ait
été
parfois
inférieur
de
21,67%
aux
niveaux
recommandés,
avec
une
moyenne
de
155,49
g/j
(valeur
t
:
-5,68,
valeur-p
:
0),
l’apport
moyen
en
glucides
simples
était
toujours
excédentaire
à
191,13%,
avec
une
moyenne
de
64,05
g/j
(valeur
t
:
11,86,
valeur-p
:
0).
Minéraux
L'analyse
statistique
a
mis
en
évidence
des
insuffisances
en
plusieurs
minéraux
essentiels.
Les
apports
spontanés
en
iode
présentaient
un
déficit
de
68,75%,
avec
un
apport
moyen
de
46,87
µg/j
(valeur
t
:
-21,06,
valeur-p
:
0),
fréquemment
en
dessous
du
minimum
recommandé
de
150
µg/j.
De
même,
les
apports
spontanés
en
potassium
étaient
occasionnellement
inférieurs
de
35,08%,
avec
une
moyenne
de
2273,04
mg/j
(valeur
t
:
-10,43,
valeur-p
:
0).
Les
apports
spontanés
en
calcium
étaient
occasionnellement
inférieurs
de
31,31%,
avec
une
moyenne
de
515,19
mg/j
(valeur
t
:
-6,47,
valeur-p
:
0).
Les
apports
spontanés
en
magnésium
étaient
déficients
de
21,09
%,
avec
une
moyenne
de
236,72
mg/j
(valeur
t
:
-4,34,
valeur-p
:
0),
fréquemment
en
dessous
du
minimum
recommandé
de
300
mg/j.
Les
apports
spontanés
en
zinc
étaient
inférieurs
de
21,92
%,
avec
une
moyenne
de
6,95
mg/j
(valeur
t
:
-7,35,
valeur-p
:
0).
Vitamines
L'analyse
a
révélé
des
insuffisances
notables
en
vitamines
essentielles
telles
que
la
vitamine
D,
inférieure
de
60,59%,
avec
une
moyenne
de
5,91
µg/j
(valeur
t
:
-8,40,
valeur-p
:
0),
fréquemment
inférieure
aux
recommandations
de
11
µg/j.
Les
apports
en
vitamine
E
étaient
inférieurs
de
52,28
%,
aux
recommandations
avec
une
moyenne
de
5,25
µg/j
(valeur
t
:
-14,59,
valeur-p
:
0).
Conclusion
Dans
l'ensemble,
ces
résultats
montrent
que
les
apports
spontanés
de
la
population
étudiée
sont
largement
en
dessous
des
recommandations
diététiques
de
l’EFSA,
à
l’exception
des
glucides
simples,
dont
la
consommation
reste
excessivement
élevée.
Sous-nutrition
chez
les
femmes
en
situation
d’obésité
Discussion
Nous
avons
identifié
des
apports
spontanés
faibles,
avec
des
carences
en
énergie,
et
dans
plusieurs
nutriments
essentiels,
tels
que
les
acides
gras
polyinsaturés
(AGPI),
les
acides
gras
monoinsaturés
(AGMI),
les
fibres,
les
glucides
complexes,
l'iode,
la
vitamine
D
et
la
vitamine
E,
entre
autres.
En
revanche,
nous
avons
constaté
des
apports
spontanés
excessifs
en
glucides
simples.
Cela
met
en
évidence
un
schéma
d'apports
spontanés
en
nutriments
inadéquats
dans
l’échantillon.
Énergie
Les
résultats
montrent
que
les
participantes
consommeraient,
a
priori,
une
ration
journalière
avec
un
faible
apport
énergétique
total,
même
en
considérant
un
NAP
bas
de
1,4.
Cela
est
surprenant
étant
donné
que
l'obésité
est
généralement
associée
à
une
consommation
énergétique
totale
excessive.
Pour
une
personne
en
situation
de
surpoids
ou
d’obésité
avec
un
NAP
de
1,4,
les
besoins
énergétiques
seraient
inférieurs
à
ceux
d'une
personne
de
la
même
tranche
d’âge
ayant
un
mode
de
vie
plus
actif,
en
raison
d’une
dépense
énergétique
journalière
plus
faible
découlant
d’une
moindre
activité
physique.
Les
apports
spontanés
observés
dans
l'étude
étaient
de
5
386,81
kJ/j
(±
1
445,94),
équivalents
à
1
286,53
kCal/j
(±
345,76),
ce
qui
est
inférieur
de
28,18%
aux
recommandations
de
l'EFSA.
La
médiane
du
poids
réel
des
participantes
(98,25
kg)
était
de
168,24%
de
leur
poids
idéal
(58,40
kg),
avec
un
poids
ajusté
calculé
à
70
kg,
Leur
métabolisme
de
base
(MB)
ou
dépense
énergétique
au
repos
(DER),
indiquait
une
valeur
de
5,64
MJ/j,
soit
1349
kcal/j.
Le
poids
idéal
a
été
calculé
selon
la
formule
de
Lorentz
(1929)
:
Poids
idéal
(femme)
=
T
-
100
-
[(T
-
150)/2,5]
(où
T
représente
la
taille
en
cm,
le
résultat
est
en
kg).
Le
poids
ajusté
a
été
calculé
en
utilisant
un
facteur
de
0,3
:
Poids
ajusté
=
poids
idéal
+
[0,3
x
(poids
actuel
-
poids
idéal)]
(avec
les
poids
en
kg).
Le
métabolisme
de
base
a
été
calculé
selon
la
formule
de
Black
&
Al
:
MB
(femme)
=
0,963
×
P
(exp.
0,48)
×
T
(exp.
0,5)
×
Â
(exp.
-0,13)
(où
P
est
le
poids
ajusté
en
kg,
Â
est
l’âge
médian
en
années,
T
est
la
taille
médiane
en
mètre,
et
le
résultat
est
en
MJ/j).
La
DER
est
la
quantité
d'énergie
dépensée
par
un
individu
au
repos
pour
maintenir
les
fonctions
physiologiques
essentielles
telles
que
la
respiration,
la
circulation
sanguine
et
la
régulation
de
la
température
corporelle.
Les
apports
spontanés
de
5
386,81
kJ/j
(±
1
445,94)
sont
même
inférieurs
aux
besoins
de
leur
métabolisme
de
base,
ce
qui
signale
soit
une
sous-
déclaration,
soit
un
dysfonctionnement
métabolique
sévère.
Ce
dysfonctionnement
pourrait
résulter
d'une
adaptation
métabolique,
un
mécanisme
où
le
corps
réduit
ses
dépenses
énergétiques
face
à
une
diminution
de
l'apport
calorique.
Cette
adaptation
peut
survenir
après
de
nombreux
régimes
répétés,
ce
qui
amène
l'organisme
à
optimiser
son
utilisation
de
l'énergie,
paradoxalement
entraînant
une
prise
de
poids
même
lorsque
l'apport
calorique
est
inférieur
aux
besoins
métaboliques
de
base.
En
dégradant
les
muscles
pour
puiser
de
l'énergie,
le
métabolisme
est
encore
davantage
affaibli,
menant
à
une
sarcopénie
précoce
et
à
une
amyotrophie.
D'autres
facteurs
complexes
peuvent
également
influencer
cette
problématique
:
les
fluctuations
hormonales
(comme
l'hypothyroïdie,
la
leptine
et
la
ghréline),
la
composition
corporelle
des
individus
en
situation
d’obésité,
avec
une
proportion
élevée
de
masse
grasse
par
rapport
à
la
masse
musculaire,
réduisant
la
capacité
à
brûler
efficacement
des
calories,
des
facteurs
génétiques
prédisposant
certains
individus
à
un
métabolisme
lent
ou
à
une
facilité
accrue
à
stocker
les
graisses.
Enfin,
des
conditions
environnementales
telles
que
le
manque
de
sommeil,
le
stress
et
des
niveaux
élevés
de
cortisol,
ainsi
que
l'exposition
à
des
polluants
organiques
persistants
peuvent
contribuer
à
la
prévalence
de
l'obésité
en
perturbant
le
métabolisme.
[12]
[13]
[14]
Par
ailleurs,
on
constate
que
les
calories
ingérées
par
les
participantes
proviennent
principalement
des
glucides
simples,
ce
qui
peut
avoir
un
impact
non
seulement
sur
l'obésité,
mais
aussi
sur
la
qualité
nutritionnelle
globale,
au-delà
de
la
quantité
totale
de
calories
consommées.
[15]
À
cet
égard,
le
Modèle
d'Équilibre
Énergétique
(EBM)
et
le
Modèle
Carbohydrate-Insuline
(CIM)
représentent
deux
approches
distinctes
pour
comprendre
la
gestion
du
poids.
L'EBM
est
fondamentalement
ancré
dans
l'apport
énergétique
total,
mettant
l'accent
sur
l'équilibre
entre
les
calories
consommées
et
les
calories
dépensées.
En
revanche,
le
CIM
souligne
l'impact
de
la
consommation
de
glucides
et
ses
effets
sur
les
niveaux
d'insuline.
[16]
Alors
que
l'EBM
met
explicitement
en
avant
les
calculs
caloriques
dans
la
gestion
du
poids,
le
CIM
suggère
que
le
type
et
le
moment
de
l’apport
calorique,
en
particulier
celui
des
glucides,
sont
des
facteurs
cruciaux
influençant
la
régulation
du
poids.
Dans
cette
étude,
la
composition
des
protéines,
des
lipides
et
des
glucides
a
été
évaluée
en
grammes
plutôt
qu’en
calories,
permettant
ainsi
une
comparaison
directe
avec
les
recommandations
de
l'EFSA.
Plusieurs
facteurs
pourraient
contribuer
à
cet
apport
énergétique
inférieur
aux
recommandations,
notamment
la
tendance
à
consommer
moins
d’aliments,
tout
en
orientant
son
choix
vers
des
aliments
à
haute
densité
énergétique
(HDE)
souvent
riches
en
sucres
et
pauvres
en
fibres,
au
détriment
d’aliments
à
haute
densité
nutritionnelle.
Une
part
importante
des
participantes
(=
19)
a
rapporté
qu'elles
sautaient
au
moins
un
repas
par
jour
parmi
les
trois
repas
recommandés.
De
plus,
certaines
participantes
(=
7)
ont
indiqué
ne
consommer
qu'un
seul
repas
par
jour.
Ce
mode
alimentaire
a
réduit
leur
apport
énergétique
global.
La
réduction
de
la
fréquence
des
repas
limite
non
seulement
l'apport
calorique,
mais
diminue
également
la
disponibilité
globale
des
nutriments.
Ces
comportements
reflètent
probablement
des
habitudes
alimentaires
qui
contribuent
à
la
prise
de
poids
et
à
un
risque
accru
de
surpoids
et
d’obésité.
En
soutien
à
cette
,
une
étude
de
cohorte
portant
sur
plus
de
25
000
individus
au
Japon
a
souligné
que
sauter
des
repas,
en
particulier
le
dîner,
est
significativement
associé
à
une
prise
de
poids
et
à
un
risque
accru
de
surpoids
et
d’obésité,
indiquant
que
de
tels
comportements
alimentaires
peuvent
avoir
des
implications
graves
pour
la
santé
métabolique.
[17]
Dans
quelques
cas,
les
participantes
ont
rapporté
adopter
des
habitudes
alimentaires
restrictives
(=
5),
pouvant
être
liées
à
des
facteurs
psychologiques
ou
à
des
expériences
de
régimes
antérieurs.
Cela
peut
les
amener
à
limiter
leur
apport
calorique
en
réponse
aux
pressions
sociétales
concernant
l'image
corporelle,
créant
une
situation
paradoxale
où
l'obésité
coexiste
avec
la
sous-nutrition.
Lipides
Le
contenu
total
en
graisses
reflète
la
somme
de
tous
les
types
de
graisses
présentes
dans
les
aliments
consommés,
incluant
non
seulement
des
graisses
saturées,
monoinsaturées
et
polyinsaturées,
mais
aussi
les
graisses
trans
et
d'autres
types
d'acides
gras.
Dans
de
nombreux
aliments,
en
particulier
les
produits
transformés,
il
peut
y
avoir
des
quantités
significatives
de
graisses
trans.
Celles-ci
sont
incluses
dans
le
total
des
graisses,
mais
ne
sont
pas
représentées
séparément
parmi
les
acides
gras
saturés,
monoinsaturés
ou
polyinsaturés.
Acides
Gras
Polyinsaturés
(AGPI)
Les
résultats
de
cette
étude
indiquent
un
apport
faible
en
acides
gras
polyinsaturés
(AGPI)
parmi
les
participantes,
avec
une
consommation
moyenne
de
6,69
g/j
(±
2,53).
Plusieurs
facteurs
contribuent
à
cet
apport
insuffisant
en
AGPI.
Presque
la
moitié
des
participantes
(=
16)
a
rapporté
ne
pas
consommer
(=
10),
ou
consommer
très
peu
(=
6),
de
produits
de
la
mer,
qui
sont
une
source
essentielle
d'acides
gras
oméga-3.
Plus
de
la
moitié
des
participantes
(=
29)
ne
consomment
pas
de
vinaigrette
ou
de
sauces
contenant
des
huiles
végétales
crues
riches
en
AGPI,
comme
l'huile
de
lin,
l'huile
de
noix,
l’huile
de
colza,
qui
pourraient
améliorer
leur
apport
en
graisses
saines.
Le
faible
apport
en
AGPI
peut
également
être
lié
à
des
préférences
alimentaires
qui
favorisent
les
aliments
riches
en
glucides
ou
ultra-transformés
plutôt
que
les
aliments
complets
comme
les
poissons
et
les
noix,
riches
en
AGPI.
De
nombreuses
études
ont
identifié
une
association
inverse
entre
la
consommation
d'acides
gras
polyinsaturés
(AGPI)
et
le
risque
de
surpoids
ou
d'obésité,
[18]
soulignant
leurs
bénéfices
potentiels
dans
la
réduction
de
l'inflammation,
tant
au
niveau
local,
dans
le
tissu
adipeux,
qu’au
niveau
systémique,
améliorant
ainsi
la
santé
métabolique.
[19]
4
Sous-nutrition
chez
les
femmes
en
situation
d’obésité
5
De
plus,
il
a
été
démontré
que
les
acides
gras
polyinsaturés
(AGPI)
réduisent
la
masse
grasse
et
améliorent
la
sensibilité
à
l'insuline
[20],
tout
en
induisant
des
modifications
épigénétiques
[21].
Acides
gras
monoinsaturés
(AGMI)
Les
résultats
de
l'étude
montrent
que
les
participantes
présentent
des
apports
spontanés
inférieurs
aux
niveaux
recommandés
en
acides
gras
monoinsaturés
(AGMI),
avec
une
consommation
moyenne
de
seulement
15,96
g/j
(±
6,19).
Près
de
deux
tiers
des
participantes
(=
29)
a
rapporté
ne
pas
consommer
de
graisses
crues,
généralement
présentes
dans
les
vinaigrettes
à
base
d’huile,
telles
que
l’huile
d’olive,
l’huile
de
colza.
De
nombreuses
participantes
ont
principalement
utilisé
de
l’huile
de
tournesol
pour
la
friture,
laquelle
contient
généralement
moins
d'acides
gras
monoinsaturés
(AGMI)
par
rapport
aux
huiles
recommandées
pour
les
vinaigrettes,
comme
l’huile
d’olive
ou
l’huile
d’avocat.
De
plus,
plus
de
la
moitié
des
participantes
(=
22)
a
déclaré
éviter
d'autres
sources
alimentaires
d'AGMI,
telles
que
le
fromage,
les
noix
ou
les
graines
(comme
les
amandes,
les
noisettes,
les
noix
de
macadamia
et
les
pistaches),
les
avocats,
les
olives
et
les
poissons
gras
(comme
le
saumon,
le
thon
et
les
sardines).
Fibres
L'analyse
révèle
un
apport
en
fibres
préoccupant
parmi
les
participantes,
avec
une
consommation
moyenne
de
seulement
14,95
g/j
(±
5,88).
Plusieurs
facteurs
contribuent
à
ce
faible
apport
en
fibres.
Les
participantes
ont
tendance
à
privilégier
les
aliments
féculents
tels
que
les
légumes-racines
et
le
riz
au
détriment
de
la
consommation
de
légumes.
La
plupart
des
participantes
(=
27)
ne
consomment
généralement
pas
d'entrées
(crudités)
avant
les
plats
principaux,
ce
qui
restreint
davantage
leur
consommation
de
fibres.
De
plus,
de
nombreuses
participantes
qui
travaillent
en
dehors
de
leur
domicile
ou
qui
n’ont
pas
envie
de
cuisiner
(=
22)
optent
souvent
pour
des
options
pratiques,
comme
des
repas
à
emporter
(sandwiches,
bokits,
plats
préparés
du
commerce).
Ces
plats
prêts
à
consommer
ont
tendance
à
contenir
moins
de
légumes
d'accompagnement
ou
de
salades
par
rapport
aux
alternatives
maison,
contribuant
aux
carences
en
fibres
observées.
Certaines
participantes
ont
également
signalé
que
les
coupures
d'eau
locales
récurrentes
peuvent
les
dissuader
de
cuisiner
des
repas
élaborés
à
domicile,
les
poussant
à
recourir
davantage
à
des
options
de
plats
à
emporter.
[22]
De
plus,
certains
légumes
couramment
rencontrés
dans
l'Hexagone
et
en
Europe
(comme
la
laitue,
les
tomates,
les
navets,
le
céleri,
etc.)
peuvent
être
difficiles
à
cultiver
localement,
entraînant
des
prix
plus
élevés
et
une
dépendance
accrue
aux
importations
parce
que
la
production
locale
à
plus
petite
échelle
ne
parvient
pas
à
satisfaire
la
demande.
Le
coût
de
la
vie
en
Guadeloupe
est
plus
élevé
que
dans
l’Hexagone
et
qu’en
Europe.
[23]
Glucides
complexes
Les
résultats
de
l'étude
révèlent
que
les
participantes
consomment
parfois
moins
de
glucides
complexes
que
les
niveaux
recommandés
par
les
directives
diététiques
de
198,50
g/j,
avec
une
moyenne
de
155,49
g/j
(±
47,91).
De
nombreuses
participantes
ont
précédemment
suivi
divers
régimes
alimentaires
dont
des
régimes
de
perte
de
poids
qui
préconisaient
la
réduction
de
l'apport
en
glucides,
en
particulier
les
glucides
complexes
tels
que
le
pain,
les
légumes-racines
et
le
riz.
Ces
expériences
passées
ont
probablement
influencé
leurs
habitudes
alimentaires
actuelles,
les
amenant
à
limiter
consciemment
leur
ration
quotidienne
de
glucides
complexes
en
un
seul
repas
par
jour
(<19).
Glucides
simples
L'étude
indique
une
surconsommation
de
glucides
simples
chez
les
participantes,
comme
la
saccharose,
le
fructose,
le
glucose,
avec
des
niveaux
d'apports
spontanés
moyens
de
64,09
g/j
(±
22,42),
soit
presque
le
double
des
apports
recommandés
par
l’EFSA.
Il
est
important
de
noter
que
plus
de
la
moitié
des
participantes
(=
25)
remplaçaient
souvent
leur
consommation
d'eau
minérale
par
des
sodas
et
des
jus
de
fruits
industriels.
Ce
remplacement
augmente
non
seulement
leurs
apports
en
sucres
ajoutés,
mais
pose
également
un
risque
de
déshydratation,
car
les
calories
liquides
provenant
de
boissons
sucrées
ne
peuvent
pas
étancher
la
soif
aussi
efficacement
que
l'eau,
ce
qui
peut
conduire
à
une
consommation
accrue
de
ces
boissons
sucrées.
La
prévalence
des
jus
de
fruits
industriels,
des
thés
sucrés,
des
yaourts
brassés
aux
fruits,
des
desserts
industriels,
des
boissons
chocolatées
et
des
cafés
à
base
de
poudres
sucrées,
ainsi
qu’une
préférence
pour
les
pâtisseries,
biscuits
et
autres
collations
sucrées,
amplifie
encore
plus
la
consommation
de
glucides
simples.
Plus
des
deux
tiers
des
participantes
(=
30)
rapportent
consommer
des
fruits
tropicaux
au
petit-déjeuner
et
également
en
collation.
Bien
que
les
fruits
apportent
des
sucres
naturels,
ils
contribuent
à
l'apport
total
en
glucides
simples,
en
particulier
lorsqu'ils
sont
combinés
avec
d'autres
aliments
sucrés.
Iode
L'étude
révèle
une
déficience
modérée
en
iode
parmi
les
participantes,
avec
un
apport
moyen
de
seulement
46,87
µg/j
(±
30,97),
en
deçà
des
minimums
recommandés
de
150
µg/j.
L’une
des
raisons
principales
des
faibles
apports
spontanés
d'iode
est
leur
consommation
très
limitée,
voire
inexistante,
de
produits
de
la
mer,
touchant
une
part
significative
d'entre
elles
(=
14).
En
plus
des
produits
de
la
mer,
le
sel
iodé
constitue
une
autre
source
courante
d'iode.
Leur
faible
apport
en
iode
peut
également
être
corrélé
aux
faibles
niveaux
d'acides
gras
polyinsaturés
(AGPI),
comme
mentionné
précédemment.
L'insuffisance
d'apport
en
iode
est
fortement
corrélée
au
développement
de
l'hypothyroïdie
primaire,
dont
la
prévalence
est
plus
élevée
chez
les
personnes
en
situation
d’obésité.
L'hypothyroïdie
est
également
associée
à
une
diminution
de
la
dépense
énergétique
au
repos
et
de
la
thermogenèse,
ce
qui
peut
entraîner
une
prise
de
poids.
[24]
[25]
Potassium
L'analyse
a
révélé
une
carence
en
potassium
parmi
les
participantes,
indiquant
une
consommation
insuffisante
d'aliments
riches
en
potassium,
tels
que
les
légumes
et
certains
fruits.
Les
apports
spontanés
moyens
de
potassium
étaient
de
2273,04
mg/j
(±
744,27),
ce
qui
représente
un
déficit
de
35,06
%
par
rapport
aux
recommandations
de
l'EFSA
de
3500
mg/j.
De
tels
niveaux
insuffisants
de
potassium
peuvent
avoir
des
conséquences
notables
sur
la
santé,
notamment
en
augmentant
le
risque
d'hypertension
et
d'autres
troubles
cardiovasculaires.
[26]
Calcium
L'analyse
a
révélé
une
carence
en
calcium
parmi
les
participantes,
indiquant
une
consommation
insuffisante
d'aliments
riches
en
calcium,
tels
que
produits
laitiers
(notamment
les
fromages),
les
aromates
et
les
légumes
à
feuilles
vertes.
La
consommation
moyenne
de
calcium
s'établissait
à
515,19
mg/j
(±
229,53),
soit
un
déficit
de
31,31
%
par
rapport
aux
recommandations
de
l'EFSA
de
750
mg/j.
Magnésium
L'analyse
a
révélé
une
carence
en
magnésium
parmi
les
participantes,
montrant
de
faibles
apports
spontanés
d'aliments
riches
en
magnésium,
tels
que
les
noix,
les
graines,
le
chocolat
noir
à
70%
et
les
légumes
verts.
Les
participantes
(=
2)
ont
rarement
consommé
du
chocolat
noir.
La
consommation
moyenne
de
magnésium
s'élevait
à
236,72
mg/j
(±
92,29),
soit
un
déficit
de
21,09
%
par
rapport
aux
recommandations
de
l'EFSA
de
300
mg/j.
Zinc
L'analyse
a
révélé
une
carence
significative
en
zinc
parmi
les
participantes.
La
consommation
moyenne
de
zinc
s'établissait
à
6,95
mg/j
(±
1,68),
soit
un
déficit
de
21,92
%
par
rapport
aux
recommandations
de
l'EFSA
de
8,9
mg/j.
Vitamine
D
L'étude
révèle
une
carence
préoccupante
en
vitamine
D
parmi
les
participantes.
La
majorité
des
participantes
a
rapporté
consommer
très
peu
d'aliments
qui
sont
de
bonnes
sources
de
vitamine
D
comme
les
poissons
gras
(par
ex.
le
saumon
et
le
maquereau),
les
produits
laitiers
enrichis,
les
jaunes
d'œufs
et
certains
champignons.
Les
apports
spontanés
moyens
étaient
de
seulement
5.91
µg/j
(±
6,84),
ce
qui
est
60.59%
inférieur
aux
apports
recommandés
de
15
µg/j.
Vitamine
E
L'étude
met
en
évidence
une
carence
en
vitamine
E
parmi
les
participantes,
avec
une
faible
consommation
de
noix
(comme
les
amandes
et
les
noisettes),
de
graines
(comme
les
graines
de
tournesol),
d’huiles
végétales
(telles
que
l'huile
d'olive
et
l'huile
de
tournesol),
ainsi
que
de
légumes
(comme
les
épinards
et
l'avocat).
Les
apports
spontanés
de
seulement
5,25
mg/j
(±
2.89),
ce
qui
est
52,28%
inférieur
aux
niveaux
recommandés
établis
(11
mg/j).
Sous-nutrition
chez
les
femmes
en
situation
d’obésité
Conclusion
6
Limitations
Malgré
la
richesse
des
données
fournies
par
cette
étude,
certaines
limitations
doivent
être
soulignées.
Dans
les
données
de
l'étude
actuelle,
le
pourcentage
de
participantes
en
situation
de
surpoids
était
de
17,5
%,
tandis
que
le
pourcentage
de
participantes
en
situation
d'obésité
était
de
82,5
%.
Cependant,
cette
répartition
n'est
pas
considérée
comme
représentative
de
la
population
générale
en
raison
du
choix
de
genre
de
l'échantillon.
Bien
que
l'accent
mis
sur
les
femmes
adultes
aide
à
comprendre
ce
groupe
démographique
spécifique,
l'homogénéité
en
termes
de
genre
pourrait
limiter
l'applicabilité
des
résultats.
Nous
avons
choisi
de
ne
pas
mentionner
en
détail
les
lipides
totaux
en
raison
de
leur
valeur-p
de
0.063,
indiquant
que
les
différences
observées
ne
sont
pas
statistiquement
significatives.
Nous
n'avons
pas
inclus
dans
la
discussion
les
acides
gras
saturés,
les
acides
gras
trans,
ainsi
que
le
cholestérol
et
le
sodium
car
il
serait
inapproprié
de
recommander
leur
consommation
aux
personnes
en
situation
d'obésité.
Ces
omissions
sont
principalement
dues
à
des
considérations
méthodologiques
pour
assurer
lque
l'étude
se
concentre
sur
les
éléments
nutritionnels
les
plus
pertinents
et
significatifs
en
termes
de
santé
publique.
Des
études
antérieures
suggèrent
que
les
individus
en
surpoids
ou
en
situation
d’obésité
ont
tendance
non
seulement
à
sous-estimer
leurs
mesures
anthropométriques,
mais
aussi
à
mal
déclarer
leurs
apports
alimentaires
spontanés.
[28]
Pour
cette
raison,
nous
avons
simplifié
la
démarche
de
collecte
de
données
et
mis
en
place
une
méthode
standardisée
et
rigoureuse
afin
de
minimiser
les
biais
de
déclaration,
ainsi
qu'une
méthode
statistique
pour
analyser
les
données
de
manière
exhaustive
et
précise.
L’étude
est
centrée
sur
les
carences
plutôt
que
sur
les
excès,
à
l'exception
notable
des
sucres
simples,
car
les
recommandations
de
l’EFSA
ne
fournissent
pas
la
plupart
des
valeurs
des
niveaux
maximaux
tolérables
des
apports.
Les
quantités
maximales
des
apports
chroniques
totaux
de
certains
nutriments
sont
encore
inconnues
ou
présentent
une
variabilité
importante,
ne
fournissant
pas
des
repères
clairs
pour
l'évaluation
des
excès
potentiels
dans
l’échantillon.
Enfin,
la
nature
transversale
de
l'étude,
menée
à
une
période
déterminée
dans
le
temps
plutôt
que
sur
une
période
prolongée,
permet
d’observer
des
corrélations
entre
les
apports
en
nutriments
et
l'obésité,
mais
cette
méthodologie
n'est
pas
suffisante
pour
inférer
des
relations
de
causalité.
Recherches
Futures
Les
recherches
futures
devraient
viser
à
pallier
les
limitations
de
cette
étude
en
menant
des
études
longitudinales
afin
d'explorer
la
causalité
entre
l'apport
en
nutriments
et
l'obésité
au
fil
du
temps.
Il
serait
pertinent
d’examiner
des
tendances
similaires
dans
différentes
démographies,
y
compris
chez
les
hommes
ou
les
populations
plus
jeunes.
De
plus,
il
est
crucial
que
les
études
futures
établissent
et
harmonisent
les
seuils
pour
les
niveaux
maximaux
tolérables
des
apports
de
l’ensemble
des
micronutriments.
Cela
permettrait
de
mieux
comprendre
les
échantillons
hétérogènes
ou
ceux
présentant
une
variabilité
importante,
en
fournissant
des
repères
clairs
pour
l'évaluation
d’éventuels
excès.
Remerciements
Un
grand
merci
pour
la
mise
à
disposition
d'un
espace
de
consultation
au
Centre
Médical
Fiona.
Une
sincère
appréciation
est
également
adressée
aux
médecins
et
praticiens
:
les
Dr.
T.
Ducados-Contaret,
A.
Kerouedan,
A.
Sarip,
S.
de
Thoury
et
S.
Peter,
F.
Desbonnes
ainsi
qu’au
Comité
de
nutrition
de
l’association
Le
Cercle
Hilliger.
Remarques
Finales
Les
résultats
de
cette
étude
mettent
en
lumière
l'importance
cruciale
de
traiter
les
carences
en
nutriments
chez
les
femmes
en
situation
de
surpoids
et
d’obésité
en
Guadeloupe.
En
attirant
l'attention
sur
la
corrélation
entre
la
sous-nutrition
et
l’obésité,
nous
renforçons
l'importance
des
stratégies
de
santé
publique
adaptées
qui
favorisent
la
sensibilisation
sur
la
qualité
nutritionnelle,
en
particulier
dans
le
cadre
de
l’adaptation
métabolique
.
L'analyse
de
cet
échantillon
sert
d’outil
précieux
pour
tirer
des
conclusions
sur
la
population
spécifique
de
la
région,
particulièrement
lorsque
l’étude
de
l’ensemble
de
la
population
est
impraticable
ou
impossible.
Elle
permet
d’évaluer
si
les
apports
spontanés
sont
conformes
aux
recommandations
ou
si
des
ajustements
s’avèrent
nécessaires
pour
mieux
répondre
à
l'avis
scientifique
de
l'EFSA
sur
les
valeurs
de
référence
nutritionnelles.
[27]
Le
faible
apport
énergétique
observé
chez
les
participantes
en
situation
de
surpoids
ou
d’obésité
s’explique
principalement
par
des
sauts
de
repas
et
une
consommation
alimentaire
irrégulière,
influencés
par
divers
facteurs
comportementaux,
psychologiques
et
physiologiques
qui
ont
conduit
à
une
adaptation
métabolique
sous
le
niveau
des
besoins
métaboliques
de
base.
Cette
situation
met
en
lumière
l'interaction
complexe
entre
habitudes
alimentaires,
adaptation
métabolique
et
poids
corporel,
remettant
en
question
l’idée
que
l'obésité
résulte
simplement
d'une
consommation
excessive
de
calories.
L’apport
calorique
peut
paraître
faible
par
rapport
aux
recommandations
de
l’EFSA
si
l’on
ne
prend
pas
en
compte
l’
adaptation
métabolique
due
à
des
restrictions
alimentaires
prolongées
(régimes,
sauts
de
repas,
jeûnes
non
supervisés),
un
mode
de
vie
sédentaire,
d’une
faible
masse
musculaire
(amyotrophie,
sarcopénie)
et
des
idées
reçues
sur
la
gestion
du
poids
par
la
nutrition.
Cela
peut
ralentir
le
métabolisme,
favorisant
la
stagnation
du
surpoids
ou
de
l’obésité,
voire
entraîner
une
prise
de
poids,
malgré
une
consommation
réduite
de
calories.
De
plus,
la
transition
nutritionnelle
des
participantes
les
a
éloignées
des
pratiques
alimentaires
traditionnelles
françaises,
qui
incluaient
des
repas
structurés
avec
entrée
de
crudités,
plat
principal
et
dessert.
A
la
place,
elles
ont
adopté
des
comportements
tels
que
sauter
des
repas
et
écarter
des
aliments
à
haute
densité
nutritionnelle,
menant
ainsi
à
la
coexistence
de
l’obésité
et
de
la
sous-nutrition.
Par
ailleurs,
la
faible
consommation
d'acides
gras
polyinsaturés
(AGPI),
la
réduction
des
acides
gras
monoinsaturés
(AGMI)
et
les
faibles
apports
en
glucides
complexes,
fibres,
iode,
potassium,
calcium,
zinc,
vitamines
E
et
D,
par
rapport
aux
recommandations
de
l'EFSA
reflètent
ces
habitudes
alimentaires
inadéquates.
Pour
remédier
à
ces
problèmes,
il
est
nécessaire
d'améliorer
la
qualité
alimentaire,
d'augmenter
l'activité
physique
(notamment
le
renforcement
musculaire)
et
de
prendre
en
compte
les
facteurs
psychologiques
et
physiopathologiques
dans
les
stratégies
de
gestion
du
poids.
Mettre
en
place
des
interventions
nutritionnelles
ciblées,
telles
que
l'éducation
thérapeutique
des
patients
(ETP),
pourrait
favoriser
et
promouvoir
une
assiette
rééquilibrée
et
diversifiée
avec
des
aliments
à
haute
densité
nutritionnelle,
pour
obtenir
de
meilleurs
résultats
sur
la
santé
métabolique
à
long
terme.
Déclaration
d'auteurs
Sabine
Hilliger,
Diététicienne
nutritionniste
(Dt.
P.),
DE,
et
le
Comité
de
Nutrition
de
Le
Cercle
Hilliger,
ont
réalisé
l'analyse
formelle,
la
méthodologie,
l'administration
du
projet,
la
gestion
du
logiciel,
la
supervision
et
la
rédaction
de
la
version
originale.
Le
Dr.
Nicolas
Randon,
Médecin
nutritionniste,
et
le
Dr.
Lucie
Carlier,
Médecin
généraliste,
ont
examiné
le
manuscrit.
Le
Comité
de
Nutrition
a
ensuite
édité
et
publié
la
version
finale.
Financement
Cette
étude
n'a
bénéficié
d’aucun
financement
spécifique
provenant
d'organismes
du
secteur
public
aux
niveaux
national,
départemental
ou
communal,
ni
du
secteur
commercial.
L’étude
a
pu
être
réalisée
grâce
au
mécénat
du
Centre
médical
Fiona
situé
à
Capesterre-Belle-Eau,
Guadeloupe,
France.
Conflits
d'intérêts
Les
auteurs
déclarent
n'avoir
aucun
conflit
d'intérêt.
Sous-nutrition
chez
les
femmes
en
situation
d’obésité
Sous-nutrition
chez
les
femmes
en
situation
d’obésité
7
1.
Ng,
M.,
Fleming,
T.,
Robinson,
M.,
et
al.
(2014).
Global,
regional,
and
national
prevalence
of
overweight
and
obesity
in
children
and
adults
during
1980-2013:
A
systematic
analysis
for
the
Global
Burden
of
Disease
Study
2013
.
The
Lancet,
384(9945),
766-781.
doi
:10.1016/S0140-6736(14)60460-8
;
Prévalence
mondiale,
régionale
et
nationale
dusurpoids
et
de
l’obésité
chez
les
enfants
et
les
adultes
entre
1980
et
2013
:
Une
analyse
systématique
pour
l'étude
de
la
charge
mondiale
de
la
maladie,
2013.
2.
Forouzanfar,
M.
H.,
Afshin,
A.,
Alexander,
L.,
et
al.
(2017).
Global,
regional,
and
national
comparative
risk
assessment
of
84
behavioral,
environmental
and
occupational,
and
metabolic
risks
or
clusters
of
risks
in
195
countries,
1990-2016:
A
systematic
analysis
for
the
Global
Burden
of
Disease
Study
2016
.
The
Lancet,
390(10100),
1345-1422.
doi:10.1016/S0140-6736(17)32349-5
;
Évaluation
comparative
des
risques
mondiaux,
régionaux
et
nationaux
de
84
risques
comportementaux,
environnementaux
et
professionnels,
ainsi
que
des
risques
métaboliques
ou
des
clusters
de
risques
dans
195
pays,
1990-2016
:
une
analyse
systématique
pour
l'étude
de
la
charge
mondiale
de
la
maladie,
2016.
3.
Office
of
Minority
Health.
(n.d.).
Obesity
and
African
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[U.S.
Department
of
Health
and
Human
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August
22,
2024
,
from
https://minorityhealth.hhs.gov/obesity-and-african-americans
;
Obésité
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Source
:
Département
de
la
Santé
et
des
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humains
des
États-
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4.
KANNARI,
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Nutrition
on
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and
Hypertension
in
Guadeloupe
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Health
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Nutrition,
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23-30.
;
Impact
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la
nutrition
sur
le
diabète
et
l'hypertension
en
Guadeloupe,
2013.
5.
Colombet,
Z.,
Allès,
B.,
Perignon,
M.,
Landais,
E.,
Martin-Prével,
Y.,
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Caribbean
nutrition
transition:
what
can
we
learn
from
dietary
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in
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Indies?
European
Journal
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Nutrition,
60(2),
1111-1124.
doi:10.1007/s00394-020-02317-x
;
Transition
nutritionnelle
dans
les
Caraïbes
:
que
pouvons-nous
apprendre
des
habitudes
alimentaires
dans
les
Antilles
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in
the
French
Overseas
Departments
;
Santé
et
conditions
de
vie
en
France
d'outre-
mer
:
un
rapport
d'étude
sur
les
indicateurs
de
santé
et
l'état
de
santé
général
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la
population
dans
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Corrélats
de
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Associations
entre
le
fait
de
sauter
le
petit-déjeuner,
le
déjeuner
et
le
dîner
avec
la
prise
de
poids
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le
surpoids/l'obésité
chez
les
étudiants
:
une
étude
de
cohorte
rétrospective,
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Acides
gras
polyinsaturés
alimentaires
et
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et
de
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Une
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gras
polyinsaturés
n-3
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dans
l'obésité
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l'obésité
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Les
experts
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l'ONU
exhortent
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France
à
garantir
un
accès
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l'eau
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En
2022,
les
prix
dans
les
départements
d'outre-mer
français
sont
restés
plus
élevés
qu'en
métropole,
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atteints
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K,
Sidhu
R.
Who
are
you
trying
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